Ville de Montargis

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Le temps des Manufactures

De la conversion forcée à l’échec de la première industrialisation

De la conversion forcée à l’échec de la première industrialisation
L’absence d’hôtes prestigieux à demeure et une gestion administrative lointaine de l’apanage du duc
d’Orléans rendent l’utilisation de la « Grand’salle » de plus en plus rare, alors que le coût de son entretien
continue à peser de tout son poids. Ceci est également vrai pour le reste du château occupé partiellement
par quelques individus, dont un capitaine ayant une fonction de gardien.
Ce n’est qu’avec Louis Philippe Égalité - qui hérite de son père en 1785 - que le site du château - et la ville
en son entier - va connaître une vocation industrielle grâce à la croisée des trois canaux (Briare, Loing et
Orléans) qui permettent l’acheminement des matières premières et l’envoi de marchandises.

manufactureDéjà en 1788, à l’initiative de la société philanthropique dirigée par le Dr Gastellier et sous la protection du duc d’Orléans, une manufacture de couverture de laine voit le jour dans les anciennes écuries situées derrière la poterne.

À partir de 1789, le duc d’Orléans investit les bords du canal pour y construire une raffinerie de sucre, tandis que la 
« Grand’salle » du château est aménagée en filature de coton. Un autre atelier est également construit dans l’enceinte du château.

Le lieu prend d’ailleurs le nom de « Montcotonnier » sous la Révolution. Le duc d’Orléans s’assure les services d’un mécanicien anglais, Jean Milne, qui a perfectionné la machine d’Arkwright – métier à filer pouvant être dirigé par des femmes ou des enfants – et qui nstallera peu de temps après, dans l’ancien couvent des Dominicaines, sa propre filature.

Pour éviter la saisie, et la perte de ses biens, le duc d’Orléans revend ses manufactures au comte de la Touche-Tréville, son chancelier, le 11 août 1790.


Cependant, la filature périclite très rapidement, probablement au tout début du nouveau siècle ; le retour à la vie militaire du comte de La Touche-Tréville, les aléas du blocus continental, les disputes entre les associés de la manufacture… en sont probablement les causes. 

Une longue agonie

chateau_1826Le 29 août 1809, le château est vendu à Jean Étienne Massé. En octobre de la même année, celui-ci passe les premiers contrats pour le démolir : il fait descendre les tuiles et ardoises, démonter les bois de charpente, démolir les murs, tours, escaliers, cheminées pour en récupérer les pierres et les briques, les fers et les plombs, … .
Le 15 décembre 1809, un avis est passé dans le Journal de l’Arrondissement de Montargis proposant à la vente les matériaux extraits du château. Ils sont cédés à la pièce ou au mètre cube.
En 1825, le château est vendu à trois individus qui se réunissent pour former une société : Louis Aubin Pichot, futur maire de Dicy, Charles Gabriel Alexandre Trémier, de Château-Renard, et Antoine Constant Chardon, de Montargis. Ceux-ci continuent la démolition du château tout en acquérant d’anciens bâtiments comme la conciergerie.
En 1826, Trémier quitte la société en revendant ses parts à ses deux associés.
En 1828, Chardon et Pichot se partage le château : Chardon garde les bâtiments subsistants (le gouvernement, la maison Vue du château en 1826 jaune, la conciergerie et la chancellerie ou filature) et les terrains tandis que Pichot pourra continuer la démolition des autres bâtiments pendant une période de 9 années.
En 1836, les héritiers Chardon vendent le château à Charles Louis Salmon, notaire honoraire de Corbeilles.
En 1837, la tour de l’horloge, dernier vestige de la « Grand’salle », tombe à son tour.

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