Ville de Montargis

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La Châtellenie

La châtellenie est au Moyen Âge l’unité la plus petite du découpage administratif. Elle désigne le territoire sur lequel, le maître du château, exerce ses droits banaux. En son centre se trouve le château et son mandement, qui est le chef lieu de châtellenie, administré par un châtelain. Cet officier, comtal ou princier, est nommé et rémunéré. Sa charge est révocable et déplaçable. À sa fonction première d’être le gardien du château, il tient la comptabilité et doit présenter régulièrement ses comptes; les comptes de châtellenie.

Il exerce également l’ensemble des droits par délégation, militaire et judiciaire. Par extension et à tort, tout possesseur de château, soit reçu, repris en fief ou élevé sur son alleu, sur lequel un seigneur exerce son ban, est désigné comme châtellenie. Ce titre doit être réservé aux seigneurs relevant directement du comte ou des princes, en conséquence, un seigneur banal, n’est pas forcément châtelain, même pourvu d’un château.

Cet office a souvent été occupé par les cadets des grandes familles ou bien par la petite noblesse locale. Pour la châtellenie de Montargis celle-ci revenait sur décision du Roi à son cadet ou à sa cadette.

Le château de Montargis était un puissant ouvrage militaire qui pouvait mettre à l’abri toute la population de la ville. Il commandait une position important : un nœud de routes et des canaux.

A cet endroit de passage, à gué, puis à plusieurs ponts permettait la liaision Est-Ouest (Sens vers Orléans), la liaison Nord-Sud (Paris vers l'Italie), cette route venait de Chateau-Landon. Ces routes passaient au pied du château.

En 1170, Pierre, fils puiné de Louis VI, chatelain de Montargis par son mariage avec la fille du Comte de Courtenay-Sens, concède à ses sujets le mêmes avantages qu'à Lorris imitant ainsi son père qui avait accordé à Lorris la fameuse charte de 1140.

Montargis est donc une ville franche et peut alors voir son commerce croître librement.

Charles V qui résida souvent au château, le porta à son point de perfection. Il se composait alors :

- d’une grande salle de 56 mètres de long et 17 mètres de larges avec 6 cheminées monumentales,
éclairées par 17 fenêtres garnies de vitraux, elle occupait tout le côté Ouest du château,
- d’un puissant donjon central dont la plate-forme crénelée dominait le château entre 130 et 140 mètres,
- d’un corps de bâtiments au nord,
- de l’église Sainte Marie à l'est,
- d’une ligne d’habitation au sud.

Le tout était entouré de murailles qui se raccordaient aux remparts de la ville par les portes de la Sirène et de la Conception. Une poterne fortifiée ouvrait au sud-est des communications avec la ville.  Le fossé de défense de la ville se poursuivait tout autour du château.
A l’extérieur de ce fossé, une collerette de jardins s’étalait sur un arc de 240° entourant la partie ouest du château.

Il demeura longtemps une des résidences préférées des rois avant l’existence de Chambord et de Fontainebleau.

La chatellenie de Montargis qui commande aussi les apanages des duchés de Chartres, Orléans et Nemours devient à la mort de Louis XIV l'apanage des descendants de Philippe d'Orléans y compris à l'occasion des décès des Ducs d'Orléans, la chatellenie de Montargis et les apanages d'Orléans, Chartres et Nemours sont confirmés par le Roi règnant à l'ainé de la famille d'Orléans. C'est ainsi que Philippe Egalité en hérite en 1785 et utilise la grande salle et le manège pour y installer une filature de coton.

Son chancelier, Monsieur de La Touche Tréville conserve le château de 1791 à1809 date à laquelle ses héritiers en sont dépossédés par voie de justice à l'issue d'une vente aux enchères au bénéfice de Jean Antoine Massé qui le conservera jusqu'en 1825. Il entreprit sa démolition méthodique qui débuta le 15 décembre 1809 pour s'achever en 1829. Il reste peu de choses de visible de ce puissant et somptueux édifice que les plans de Jacques Androuet du Cerceau conservés au British Museum de Londres immortalisent.