Ville de Montargis

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Français



L'abandon du château

La partie haute n'était plus qu'un amas de décombres, une seule tour encore debout et deux pans de murailles en marquaient seuls la place, le mardi 5 octobre 1837, cette tour s'éffondrait: "sapée par le bas elle s'effondra avec fracas sur elle-même couvrant de ses débris ceux amoncelés pour la vente; Nos neveux ne sauront même pas un jour la place où elle fut si longtemps" M Boutroux à propos de la tour de l'horloge.

Girodet, dans son poême "du Peintre", écrit avec mélancolie : "Montargis, vieux berceau des nobles fils de France, je n'ai donc pu ravir aux serres des vautours ton chateau romantique et tes guerrières tours.

ruines de Montargis

Les Ruines Ouest en 1808

ruines

Les Ruines Sud vers 1810

 

ruines Sud

Victor Hugo est à Montargis le 3 octobre 1844 :

"j'étais curieux (notes de voyages) de voir le chateau, ce magnifique chateau de Montargis, célèbre dans toute l'Europe, dont la Grande salle dépassait en longueur et en largeur la salle des Pas-perdus du Palais de Justice de Paris.

Je suis monté sur la colline par un escalier entre deux maisons, j'ai franchi une haute porte donjon du XIIème siècle, à archivolte romane, j'ai traversé plusieurs cours, et je suis arrivé ainsi jusqu'à une claire-voie de bois peintre en gris, fermant une allée d'arbres bas et touffus. J'ai poussé la claire-voie et je suis entré dans l'allée. Aubout de l'allée j'ai trouvé une maison, une grande maison triste et blanchatre, tapissée de figuiers, composée d'un seul étage avec un pavillon à toit pointu et une terrasse d'où l'on voit la ville et la plaine; du reste solitaire, lézardée, délabrée, close, barricadée et déserte.

Le Jardin plein de hautes herbes, envahi par la ronce et l'ortie, avait comme la maison, quelque chose de farouche et sauvage. Je cherchais des yeux, à travers les branchages, les hautes tours, les machicoulis sculptés, les créneaux formidables du chateau de Montargis. Rien ne m'apparaissait. Enfin à force de fureter dans les broussailles, j'ai découvert je ne sais quels tronçons informes, des pans de murs rongés de mousse. J'ai fait qeulques pas dans la fougère mouillée et j'ai aperçu une brèche sous les buissons, le caveau circulaire, noir et vouté d'une tour. La tour était rasée. J'ai fait quelques pas encore et je me suis trouvé sur une vaste esplanade toute couverte de cigue et de bouillons blancs. Le fossé dégradé borde cette esplanade dont le contour ondule et dessine vaguement au regard le plan géométrique d'un grand édifice; des renflements arrondis indiquent la place de tours. J'avais sous les yeux le chateau de Montargis."